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Edition, diffusion et distribution

L'Aurisse* est le nom qu'a adopté la petite structure professionnelle gérée par l'auteur et chargée de l'édition, de la diffusion et de la distribution des publications, pour l'heure, du projet Glozel avant Glozel.

logo de L'Aurisse

*En Bourbonnais, l'aurisse désigne un vent turbulent, qui précède l'orage...

« Mais, mon enfant, voilà l’aurisse, voilà la grêle ! j’entends la campane de Montmorillon ! » « Mais, enfant, voilà l’aurisse, écoute la campane de Montmorillon ! » « Je crois que voilà l’aurisse, père sabotier, j’entends la campane de Montmorillon. » « Sabotier ! voilà l’aurisse, voilà l’aurisse, ô sabotier ! » « Sabotier, quelle aurisse ! Quelle grêle, ô sabotier ! » « Merci brave sabotier, il n’y a plus d’aurisse. Je n’entends plus la campane de Montmorillon ! », Frédéric Noëlas, « La campane de Montmorillon », Congrès scientifique de France, 1862.

« Oh ! sabotier, comme l'aurisse rifle autour de la grand'tour ! » « Sabotier, quelle tempête, quelle grêle, ô sabotier ! Oh ! vois la tour fendue, à la lueur de l'éclair ! Quelle aurisse d'enfer ! on entend le darroc de vers le Mât qui ronfle et gueule, comme lorsque le dégel veut venir ; on entend, de minute en minute, des pierres tomber… On entend la campane tinter… » « Merci, brave sabotier ; on est bien dans ta loge quand gronde l'aurisse, bien à la coi, on ne sent pas la bise. », Frédéric Noëlas, « La campane de Montmorillon », Légendes et traditions foréziennes, 1865.

« Sortent de terre soixante cavaliers, trente à ma droite, trente à ma gauche… La sueur perle à mon front… Ils galopent au son d'une trompette aigre et discordante, lançant du feu par les naseaux, ces chevaux décharnés dont les os craquent et les quatre fers font feu sur les cailloux ; ils galopent, et les chaumes de blé se versent, comme sous l'aurisse ! », Frédéric Noëlas, « Le combat des égaux », Légendes et traditions foréziennes, 1865.

Oh ! c'est pieds nus maintenant qu'on saute en danse, on fait les foins, fauche, fane, râtelle, on se démène, il faut aller vite, le jour est sitôt gâté ! l'aurisse souffle, le tonnerre gronde là-haut, l'air est lourd et sent les herbes fortes ; et cette année la pluie vient promptement… Ainsi l'orage est prêt quand la foin flaire baume. », Frédéric Noëlas, « De Roanne à Laprugne », Revue du Lyonnais, 1878.

« A chaque brin d'aurisse, la campane sonnait plus fort, l'édifice s'ébranlait, on entendait rouler dans le lointain les cailloux du Darrot. » « Les aiglons, depuis, ne cessent de tournoyer autour du donjon. On les voit pour la Saint-Genest se rassembler, à minuit, comme on entend aussi la campane tinter les jours d'aurisse. », Pierre Encise (abbé Louis Perrot), « La dame de Montmorillon », Notes sur Ferrières et les environs, sans date.

 « Dans la montagne, le laboureur réserve dans son champ une petite place dans laquelle il place cinq petites croix afin que son champ soit à l'abri des Aurisses. », Francis Pérot, Folk-lore bourbonnais, 1908.

« Au Mayet-de-Montagne, arrondissement de La Palisse (Allier), sont plusieurs mégalithes au sommet d'une grande côte, tous portent des bassins et des cuvettes avec rigoles, non sur la partie horizontale des pierres, mais sur les plans inclinés et sur les parois. Les pierres courtines sont célèbres dans la contrée, entourées de la vénération des habitants ; elles ont été l'objet d'un culte spécial. Le père Jean, auquel ces remarquables pierres appartiennent, nous disait en son langage pittoresque, difficile à traduire, que : Janmais o grêly à Courtines d'an côse qui lé myages d'aurisses passit o cortines i si coupi en deusse, tou c'oum auvé in couquiau : Il ne grêle jamais aux courtines, parce que les nuages d'orage qui, passant en dessus des pierres, se divisent en deux, comme si on les coupaient avec un couteau. », Francis Pérot, « Légendes et superstitions préhistoriques, CVII, Les orages et les mégalithes », Revue des traditions populaires, 1909.